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Saturday, 12 November 2011

Journal hebdomadaire de #rbnews 5-12 novembre 2011

De @galaxyarchis, traduit du grec par @Krotkie

L’événement principal pendant la deuxième semaine depuis le début de la crise gouvernementale grecque –qui a failli tourner en mondiale- après le préavis d’un référendum sur l’accord du 26 octobre par l’ex Premier Ministre, M. G. Papandreou, a été la recherche d’un nouveau gouvernement d’  « unité nationale ». Après deux semaines sans gouvernement, le nouveau gouvernement a prêté son serment hier, avec M. Loucas Papademos au poste du Premier Ministre ; sa composition fait preuve de négociations très intenses dans les coulisses.


Au début de la semaine, le gouvernement Papandreou avait déjà gagné un vote de confiance, ce qui a été jugé comme condition préalable pour le commencement du processus de son remplacement. M. Papandreou définit un cadre de 7 points pour un gouvernement d’ « unité nationale », qui aurait mené aux élections en mars 2012. Dès le soir du dimanche 6 novembre, et après la réunion des leaders de deux partis principaux avec le Président de la République, un long processus de négociations commence, ce qui va durer jusqu’au jeudi 10 novembre.

Au cours de 48 heures, nous avons eu six Premiers Ministres potentiels. Lundi,  M. Loucas Papademos était le favori, suivi par M. Nikiforos Diamantouros (ex Médiateur grec et Médiateur européen à présent), M. Panayiotis Roumeliotis (représentant de la Grèce à l’ FMI). Mardi, M. Apostolos Kaklamanis, puis M. Filippos Petsalnikos (ex et actuel Présidents du Parlement respectivement) figurent comme favoris, pour être contredits au cours de la soirée. Entre temps, Bruxelles lance un ultimatum à M. Antonis Samaras (président de Nea Dimokratia), qui l’appelle à s’engager à l’implémentation de l’accord du 26 octobre, en vue de la participation de son parti au nouveau Gouvernement.

Mercredi, M. Papandreou présente sa démission au Président de la République, pendant que M. Petsalnikos est le favori. Peu avant, 50 députés du Parti Socialiste avaient aussi lancé un ultimatum. Pendant les discussions au Palais Présidentiel, un événement chaud a lieu : M. George Karatzaferis, Président du parti ultra-droite (LaOS) quitte les négociations, furieux parce que, selon lui, M. Papandreou et M. Samaras l’ont exclu et ont établi des négociations à part en présence du Président de la République.

Jeudi matin, une nouvelle et dernière réunion, résout la crise, avec la nomination de M. Loucas Papademos au poste du Premier Ministre. Selon des bruits du couloir, M. Papademos aurait mis de conditions spécifiques, en dehors du cadre de la réunion de dimanche, à M. Samaras, ce qui avait bloqué les négociations. Selon les mêmes rumeurs, les conditions portaient sur la prolongation du mandat du gouvernement « intérimaire », au-delà du mois de mars. D’autres rumeurs voulaient M. Papademos ne pas accepter la participation de M. Venizelos (Ministre des Finances) au gouvernement.

Néanmoins, à son premier communiqué, après sa nomination, M. Papademos contredit ceux qui le voulaient avoir mis de telles conditions. Les Etats-Unis, l’Allemagne et la France ont accueilli très cordialement la nomination de M. Papademos, tout en soulignant que le nouveau gouvernement est appelé, non seulement à ratifier, mais aussi à implémenter l’accord.

Les partis de la gauche n’ont pas participé à aucune étape des négociations, tandis que la participation de LaOS au nouveau gouvernement réaménage le « plan parlementaire », en posant une limite ferme entre les partis du Centre, de la Droite et de l’extrême-Droite et ceux de la Gauche.

Des amendements à la dernière minute

Mercredi soir, peu avant la démission de M. Papandreou, des amendements très controversés ont été voté au Parlement par les députés du Parti Socialiste et de Nea Demoktatia, notamment sur un projet de loi qui concerne la légalisation des constructions « hors cadre urbain » dans de régions historiques et sur les îles. En fait, le chemin a été ouvert pour que ces constructions soient acceptées par le cadre urbain, à condition qu’elles respectent « les conditions d’esthétique ».

En plus, un article de la loi pour les espaces forestiers a été rétabli : cet article prévoit la possibilité d’intervenir dans ces espaces à des « fins sportives et touristiques ». Un 20% d’espace forestier pourra être utilisé pour de telles fins, à condition que l’espace total utilisé dépasse les 3000 acres.

Un non-gouvernement efficace

Au cours des cinq jours, pendant que le monde politique se trouvait à la recherche d’un Premier Ministre, certains événements très importants ont eu lieu : Makis Psomiadis, longtemps recherché par les autorités policières, accusé d’avoir organisé des matches truqués, a été arrêté à FYROM. M. Kapranos, accusé de l’affaire célèbre des « bonds structurés ». Il a été décidé que les comptes bancaires et actions de Lavrentis Lavrentiadis, ainsi que 30 autres personnes impliquées à l’affaire « Proton Bank », soient gelés. Enfin, une affaire importante de contrebande a été tracée.
Nombreux ont été ceux qui ont jugé que le gouvernement le plus efficace et celui de « Personne ».

Le nouveau Gouvernement

Le gouvernement d’ « Unité nationale » a prêté serment au cours de l’après-midi du vendredi 11 novembre. Il comprend encore plus de membres que son prédécesseur, qui avait été caractérisé comme « volumineux et encombrant ». Les changements mineurs et le placement de cinq personnes politiques de Nea Dimokratia et quatre de LaOS (extrême droite), à de portefeuilles bien choisis (et souvent nouveaux), montrent qu’il s’agit plutôt du résultat de compromis et pas d’une conception sur carte blanche. Il est important de souligner que c’est la première fois depuis la chute du régime des Colonels, que de cadres de l’extrême droite occupent de postes de Ministres.

Les nouvelles personnes du gouvernement de 49 membres de M. Papademos sont les suivants :

  • Anastassios Yiannitsis, Ministre des Affaires Intérieures : il a été Ministre du Travail et de Sécurité Sociale, et vice-Ministre des Affaires Etrangères aux gouvernements de Costas Simitis, conseiller financier des Premiers Ministres Andreas Papandreou et Costas Simitis. En 2009, il a été nominé Président de la compagnie publique « Pétrole Grec » par le gouvernement du Parti Socialiste.
  • Stavros Dimas, Ministre des Affaires Etrangères : il a été Commissaire européen d’Environnement, Ministre de Commerce, d’Agriculture et d’Industrie-Energie-Technologie  dans de gouvernements de Nea Dimokratia.
  • Dimitris Avramopoulos , Ministre de la Défense : il a été Ministre de Tourisme et Ministre de la Santé et de Solidarité sociale au gouvernement de Costas Karamanlis, ainsi que Maire d’Athènes.
  • Makis Voridis , Ministre des Infrastructures, Transports et Réseaux : il a été Président de EPEN (parti-poulain du Dictateur Yiorgos Papadopoulos) et du parti nationaliste « Front Grec ». Il est député de LaOS depuis 2007.
  • Yiorgos Stavropoulos, Ministre à l’Etat : il a été vice-Président du Conseil de l’Etat et conseiller juridique de l’ex Premier Minister, G. Papandreou.
  • Yiorgos Georgiou, vice-Ministre de la Défense : il a eu une carrière de diplomate et a servi des postes diplomatiques en Italie et à l’ONU pendant la Dictature. Il a été Chef du Cabinet diplomatique de l’ex Premier Ministre, Costas Mitsotakis. En 2003, il a été nommé vice-Président de LaOS.
  • Constantinos Arvanitopoulos. vice-Ministre de l’Education, Apprentissage tout au long de la vie et Affaires réligieuses : Professeur de Relations Internationales à l’Université Panteion d’Athènes – Chef du Cabinet politique du Président de Nea Dimokratia. Il a été Directeur Général de l’Institut Constantinos Karamanlis et il est membre du Conseil d’Administration de Unesco.
  • Ioannis Mourmouras, vice-Ministre des Finances : Professeur d’Economie à l’Université de Macédoine et conseiller financier de Antonis Samaras.
  • Spyridon-Adonis Georgiadis, vice-Ministre de Développement, Compétitivité et affaires navales : député de LaOS depuis 2007.
  • Dimitris Vartzopoulos, vice-Ministre de la Santé et de Solidarité sociale : psychiatre, il a été vice-Président du Comité de Santé Psychique du Conseil Central de la Santé. En juin 2010, il a été élu membre du Comité Politique de Nea Dimokratia.
  • Asterios Rontoulis, vice-Ministre du Développement rural et Denrées alimentaires : député de LaOS depuis 2007. Représentant parlementaire du parti depuis 2008.
  • Petros-Pavlos Alivizatos, vice-Ministre de la Culture et de Tourisme : membre du Conseil d’Administration de l’Institut Constantinos Karamanlis et secrétaire adjoint aux affaires d’administration régionale de Nea Dimokratia.

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